Drogon a été l’un des dragons les plus difficiles à interpréter sous la forme d’une écaille.
À mes yeux, c’est aussi l’un de ceux qui ont éveillé ou ravivé la passion des dragons chez énormément de personnes. Son design est proche de la perfection : il fascine autant par sa beauté que par sa dangerosité.
Son écaille devait donc réunir plusieurs facettes de son identité : la noblesse d’une créature que l’on pensait disparue de ce monde, sa puissance, mais aussi quelque chose de beaucoup plus menaçant.
La difficulté venait également de sa morphologie, qu’il partage en partie avec Rhaegal et Viserion, mais aussi avec d’autres dragons de cet univers. J’ai donc imaginé une forme qui puisse appartenir à Drogon tout en me permettant, par la suite, d’en proposer des interprétations différentes pour les dragons partageant certaines de ses caractéristiques. Les nuances, les reliefs et les détails deviennent alors ce qui donne à chacun sa propre identité.
Sa sculpture représentait un autre défi. C’était la première fois que je sculptais des membranes : il fallait parvenir à les rendre suffisamment fines et présentes pour évoquer réellement le dragon, tout en leur donnant assez de solidité pour faire partie intégrante de la pièce.
J’ai également accordé énormément d’importance à son regard. Les différentes nuances d’or et de cuivre autour de son iris lui donnent une profondeur particulière et participent énormément, à mes yeux, à la présence de la sculpture.
Drogon est un dragon qui me passionne profondément. Le représenter ne consistait donc pas seulement à reproduire son apparence, mais à retrouver dans mes créations ce mélange de beauté, de noblesse et de danger qui le rend si fascinant.